Parmi les nominés figure CIPOSA, avec Smart Dispensing, une solution de micro-déposition qui apprend le geste humain pour l’automatiser avec une précision de ±5 µm. Grâce à une cellule instrumentée et à une modélisation du savoir-faire opérateur, cette technologie permet de fiabiliser lubrification horlogère, collage technique, micro-assemblage et applications photoniques, tout en réduisant la dépendance aux experts.
Avec IotaMetrix, la métrologie optique franchit un cap décisif. Spin-off du laboratoire XLIM (CNRS / Université de Limoges), l’entreprise propose une technologie brevetée par réallocation de photons atteignant 86 nm de résolution latérale, sans contact ni préparation d’échantillon, y compris sur des surfaces polies, transparentes ou réfléchissantes. Une avancée très prometteuse pour l’horlogerie de haute précision, les medtechs et la microtechnique.
Krystalix porte quant à elle une innovation deeptech majeure avec son creuset froid magnétique, destiné à la croissance de monocristaux ultra purs. Ce procédé breveté permet de dépasser les 3000 °C, de réduire fortement les contaminations et de diminuer la consommation énergétique de 45 %, avec des perspectives dans l’horlogerie de luxe, la défense et la microélectronique.
Dans l’univers horloger, MPS Watch se distingue avec SpragWay, un roulement unidirectionnel miniature capable de transmettre plus de 10 mNm sur un diamètre de 4 mm, soit 10 fois le couple du OneWay, avec un angle mort presque nul de 0,03°. Une innovation conçue pour les applications proches du barillet et les complications horlogères les plus exigeantes.
De son côté, Louis Bélet SA repousse les limites du perçage de précision avec ses forets PCD à lubrification interne. Cette architecture hybride, associant corps carbure et pointe en diamant polycristallin percée par laser, permet de travailler des matériaux ultra-durs ou difficiles. En laiton sans plomb, un foret Ø2,28 mm a été validé à plus de 800 mm/min, sans débourrage ni copeaux enroulés.
Enfin, NanoVoxel ouvre une nouvelle voie avec son procédé VERA™, qui étend l’électroformage au-delà des limites du LIGA traditionnel. Grâce à un mastering 3D par polymérisation bi-photonique (2PP), l’entreprise produit des micropièces métalliques 3D libres avec une précision de l’ordre du micron, une résolution submicronique et des cycles de développement ramenés à environ deux semaines.

En réunissant automatisation intelligente, métrologie avancée, science des matériaux, composants horlogers de haute performance, outils de coupe de nouvelle génération et procédés de fabrication 3D, ces six nominés illustrent parfaitement ce qu’EPHJ met en lumière depuis toujours : une innovation utile, exigeante et directement connectée aux réalités industrielles.
Les exposants peuvent désormais sélectionner leur innovation préférée en votant sur le portail Exposant.